
2007-06-21
2007-06-20
Serge Gainsbourg
«J’ai essayé l’amitié et c’est encore plus difficile que l’amour. J’ai toujours été déçu dans mes amitiés. Alors ça donne quoi, ça donne un gars solitaire.»
«Je ne veux pas qu’on m’aime mais je veux quand même.»
«Mai 68 ? Eh bien j’étais au Hilton, dans une suite et j’entendais les bang bang bang des gamins. Dans ma tête, je me disais c’est foutu puisqu’ils ne sont pas armés, il ne peut pas y avoir de révolution s’il n’y a des armes que d’un côté. Alors je suis resté au Hilton et j’ai attendu que ça se passe. Je suivais ça sur le tube cathodique, avec l’air conditionné... Si c’est pas du cynisme, ça !»
«Quand j’ai dit à Whitney Houston : I want to fuck you, c’était hard, d’accord, mais quelle pire insulte que de dire à une femme : Vous êtes intirable ?»
«Un jour, au Touquet, j’étais pianiste de bar, un type me donne une pièce de un franc. Moi avec toute mon arrogance je me lève et lui dis : Monsieur je ne suis pas un juke-box !»
«Si le Christ était mort sur une chaise électrique, tous les petits chrétiens porteraient une petite chaise en or autour du cou.»
«Il y a trois fourreaux, celui avec les dents, celui que le judéo-christianisme permet pour procréer, et puis l’autre... Précieux. Alors là, évidemment, c’est plus restreint et plus contracté, donc plus intéressant pour moi. Quand j’ai été initié au sadisme par le mec du même nom, il y avait un héros dans Justine, un noble d’ailleurs, qui se mettait en fureur dès qu’il voyait un con ! Il voulait voir des culs et seulement des culs ! Eh bien, je suis un peu comme ça. Parce qu’un cul, moi je dirais, c’est pullman ; et un con, c’est le wagon à bestiaux.»
«Une fille sans tabou est une mauvaise amoureuse. S'il n'y a pas d'interdit, si l'on perd le sens des voies interdites, alors je ne vois pas d'où viendraient les excitations! La femme moderne fera des tas d'homosexuels dans l'avenir, parce qu'elle se veut libérale. Moi, je suis très conservateur là-dessus. Je suis un réac amoureux.»
«Il y a un proverbe arabe qui dit : Le Bédouin qui dort sur le sable ne craint pas de tomber de son lit.»
«La posterité ? Comme disait l’autre : Qu’est-ce que la posterité a fait pour moi ? Je fucke la posterité.»
«Je ne veux pas qu’on m’aime mais je veux quand même.»
«Mai 68 ? Eh bien j’étais au Hilton, dans une suite et j’entendais les bang bang bang des gamins. Dans ma tête, je me disais c’est foutu puisqu’ils ne sont pas armés, il ne peut pas y avoir de révolution s’il n’y a des armes que d’un côté. Alors je suis resté au Hilton et j’ai attendu que ça se passe. Je suivais ça sur le tube cathodique, avec l’air conditionné... Si c’est pas du cynisme, ça !»
«Quand j’ai dit à Whitney Houston : I want to fuck you, c’était hard, d’accord, mais quelle pire insulte que de dire à une femme : Vous êtes intirable ?»
«Un jour, au Touquet, j’étais pianiste de bar, un type me donne une pièce de un franc. Moi avec toute mon arrogance je me lève et lui dis : Monsieur je ne suis pas un juke-box !»
«Si le Christ était mort sur une chaise électrique, tous les petits chrétiens porteraient une petite chaise en or autour du cou.»
«Il y a trois fourreaux, celui avec les dents, celui que le judéo-christianisme permet pour procréer, et puis l’autre... Précieux. Alors là, évidemment, c’est plus restreint et plus contracté, donc plus intéressant pour moi. Quand j’ai été initié au sadisme par le mec du même nom, il y avait un héros dans Justine, un noble d’ailleurs, qui se mettait en fureur dès qu’il voyait un con ! Il voulait voir des culs et seulement des culs ! Eh bien, je suis un peu comme ça. Parce qu’un cul, moi je dirais, c’est pullman ; et un con, c’est le wagon à bestiaux.»
«Une fille sans tabou est une mauvaise amoureuse. S'il n'y a pas d'interdit, si l'on perd le sens des voies interdites, alors je ne vois pas d'où viendraient les excitations! La femme moderne fera des tas d'homosexuels dans l'avenir, parce qu'elle se veut libérale. Moi, je suis très conservateur là-dessus. Je suis un réac amoureux.»
«Il y a un proverbe arabe qui dit : Le Bédouin qui dort sur le sable ne craint pas de tomber de son lit.»
«La posterité ? Comme disait l’autre : Qu’est-ce que la posterité a fait pour moi ? Je fucke la posterité.»
2007-06-18
2007-06-17
Países terríveis: Polónia (i)
A Polónia é um país terrível. Se todos nós desprezamos as pessoas que vivem de subsídios e à custa do trabalho dos outros, o que dizer de um país inteiro de oportunistas? A Polónia foi um resultado infeliz do Tratado de Versalhes, que redesenhou o mapa da Europa após a Primeira Grande Guerra e dilacerou o território da Alemanha vencida. Os alemães ficaram chocados com os polacos por terem aceite territórios aos quais não tinham qualquer direito histórico nem conquistaram militarmente. Isto explica a brutalidade inaudita da invasão da Polónia por Hitler em 1939. Porém, não se pense que a Polónia foi um caso de resistência heróica a um invasor desumano e com o coração «fechado à piedade», porque em matéria de crueldade e sadismo essa gente quase que suplantou os nazis. Em retaliação pela invasão, os polacos cometerem as suas próprias atrocidades: dezenas de milhares de alemães étnicos foram deportados e assassinados. O pior massacre ocorreu a 3 de Setembro em Bromberg, onde foram mortos mais de mil alemães. E durante a ocupação, nenhum povo foi tão solícito como o polaco a denunciar judeus: não porque as circunstâncias difíceis os obrigassem a isso, mas apenas a troco de vodka, fósforos e dinheiro. A proclamação da República Popular a 22.7.1944 não fez grande coisa para remediar esse carácter oportunista e avesso ao mérito individual. Mesmo os maiores nomes polacos das artes e do espectáculo – Chopin, Karol Wojtyla, Roman Polanski – tiveram de abandonar o país para serem reconhecidos.
2007-06-14
2007-06-12
Margarida Rebelo Pinto (ii)
Margarida Rebelo Pinto publicou mais um livro. Isto significa que não estamos apenas perante a produção de um livro, mas de um verdadeiro evento mediático. Tudo aquilo que é escrito, dito ou feito por esta senhora tem o condão tem de suscitar as maiores controvérsias, embora nem sempre por razões ligadas à literatura. Mas se nos ativermos à literatura, chegaremos à conclusão que a Rebelo Pinto se limitou, mais uma vez, a escrever um bom livro. A rapariga que perdeu o coração não desilude os fãs. O humor, a inteligência e a argúcia continuam lá. A autora faz nova incursão pelo território interminável dos contos de fadas e de lá regressa com uma história rica em sentimentos. Talvez seja mesmo o seu texto mais encantador de sempre. Ao contrário do que sucede com a sua protagonista, o coração da Margarida Rebelo Pinto continua bem vivo.
2007-06-09
2007-06-07
Lola rennt (ii)
«Manni?»
«Mhm.»
«Liebst du mich?»
«Na sicher.»
«Wie kannst du sicher sein?»
«Weiss nicht. Bin’s halt.»
«Aber ich könnte auch irgendeine andere sein.»
«Nee.»
«Wieso nicht ?»
«Weil du die Beste bist.»
«Die beste was?»
«Na, die beste Frau.»
«Von allen, allen Frauen?»
«Klar.»
«Woher willst du das wissen?»
«Ich weiss es halt.»
«Du glaubst es.»
«Na gut, ich glaub’s.»
«Siehste.»
«Was?»
«Du bist dir nicht sicher.»
«Sag mal, spinnst du jetzt, oder was?»
«Und wenn du mich nie getroffen hättest?»
«Was wär dann?»
«Dann würdest du jetzt dasselbe ‘ner anderen erzählen.»
«Was erzähl ich denn ?»
«Dass ich die Beste bin und so.»
«Ich brauch’s ja nicht zu sagen, wenn du’s nicht hören willst.»
«Ich will überhaupt nichts hören. Ich will wissen, was du fühlst.»
«Okay. Ich fühle, dass du die Beste bist.»
«Dein Gefühl. (Pause) Wer ist das, dein Gefühl?»
«Wie meinst du das?»
«Na, wer ist das, der da zu dir spricht.»
«Na ich. (Überlegt) Mein Herz.»
«Dein Herz sagt: ‘Guten Tag, Manni, die da, die ist es’?»
«Genau.»
«Und du sagst dann: ‘Ach ja, recht herzlichen Dank für diese Information, auf Wiederhören bis zum nächsten Mal’?
«Genau.»
«Und du machst alles, was dein Herz dir sagt?»
«Na ja, das sagt ja nichts… es fühlt halt.»
«Und was fühlt es jetzt?»
«Es fühlt, dass da jemand gerade zuviel blöde Fragen stellt.»
«Ach Mann, du nimmst mich überhaupt nicht ernst.»
«Ey. Lola, was ist los?»
«Ich weiss nicht.»
«Willst du weg... von mir?»
«Ich weiss nicht. Ich muss mich grad entscheiden... glaub ich.»
«Mhm.»
«Liebst du mich?»
«Na sicher.»
«Wie kannst du sicher sein?»
«Weiss nicht. Bin’s halt.»
«Aber ich könnte auch irgendeine andere sein.»
«Nee.»
«Wieso nicht ?»
«Weil du die Beste bist.»
«Die beste was?»
«Na, die beste Frau.»
«Von allen, allen Frauen?»
«Klar.»
«Woher willst du das wissen?»
«Ich weiss es halt.»
«Du glaubst es.»
«Na gut, ich glaub’s.»
«Siehste.»
«Was?»
«Du bist dir nicht sicher.»
«Sag mal, spinnst du jetzt, oder was?»
«Und wenn du mich nie getroffen hättest?»
«Was wär dann?»
«Dann würdest du jetzt dasselbe ‘ner anderen erzählen.»
«Was erzähl ich denn ?»
«Dass ich die Beste bin und so.»
«Ich brauch’s ja nicht zu sagen, wenn du’s nicht hören willst.»
«Ich will überhaupt nichts hören. Ich will wissen, was du fühlst.»
«Okay. Ich fühle, dass du die Beste bist.»
«Dein Gefühl. (Pause) Wer ist das, dein Gefühl?»
«Wie meinst du das?»
«Na, wer ist das, der da zu dir spricht.»
«Na ich. (Überlegt) Mein Herz.»
«Dein Herz sagt: ‘Guten Tag, Manni, die da, die ist es’?»
«Genau.»
«Und du sagst dann: ‘Ach ja, recht herzlichen Dank für diese Information, auf Wiederhören bis zum nächsten Mal’?
«Genau.»
«Und du machst alles, was dein Herz dir sagt?»
«Na ja, das sagt ja nichts… es fühlt halt.»
«Und was fühlt es jetzt?»
«Es fühlt, dass da jemand gerade zuviel blöde Fragen stellt.»
«Ach Mann, du nimmst mich überhaupt nicht ernst.»
«Ey. Lola, was ist los?»
«Ich weiss nicht.»
«Willst du weg... von mir?»
«Ich weiss nicht. Ich muss mich grad entscheiden... glaub ich.»
2007-06-05
Currywurst

Ein guter Grund, Berlin zu besuchen: Die Currywurst!
Uma boa razão para visitar Berlim: a salsicha com caril!
2007-06-01
2007-05-19
Borat

Os críticos portugueses não gostaram do Borat (2006). O filme foi desvalorizado pela sua linguagem grosseira e aviltante e não superou as duas ou três estrelinhas nas páginas de cinefilia dos nossos jornais. Porém, a reacção foi despropositada. O filme do Sacha Baron Cohen é extraordinário e não a merece. Claro que ninguém é obrigado a gostar deste ou de qualquer outro filme, o problema é que os nossos críticos de cinema menosprezaram o Borat pelas razões erradas.
O Borat é, obviamente, obsceno. Mas a obscenidade em comédia não é nada de insólito. Se a tragédia prefere os temas nobres e os protagonistas de condição elevada, já as personagens vis, os diálogos ordinários e os temas sórdidos sempre foram o prato forte da comédia. Isto é válido não só para o cinema e para a literatura, mas também para as artes plásticas. Piero Manzoni enlatou as suas próprias fezes e fez delas um produto de luxo em Merda d’Artista (1961) e em Topology for a Museum (2001) John Miller mostra um museu enterrado em esterco. Ambos pretendem ridicularizar o funcionamento do mercado de arte.
Algo de parecido acontece com o Borat. O filme recorre ao tema dos excrementos para afrontar a ordem de valores da sociedade americana: quando o protagonista dá uma cagada em frente do Trump International Hotel and Tower está a apontar directamente ao coração pulsante do sistema económico e quando traz a sua merda num saquinho de plástico durante o jantar da Quinta Magnólia está a gozar com os usos sociais. Isto é o que poderíamos chamar de função crítica do humor. Ao parodiar as convenções e ritos de uma sociedade, a piada deixa à vista o carácter arbitrário desses ritos e pode contribuir para a sua mudança.
Resta saber o que permite à comédia ser tão arrojada. Se pensarmos nisso, é espantoso que humoristas como o criador do Borat sejam tão cáusticos e ao mesmo tempo tão populares. O segredo está na segunda função do humor, a psicológica. O humor traz benefícios. Ele permite que aceitemos as nossas fraquezas e que vençamos os nossos medos, ou pelo menos que os compreendamos melhor. Freud escreveu longamente sobre o riso como uma manifestação do inconsciente, uma válvula de escape que traz à superfície os impulsos que fomos obrigados a reprimir desde a infância.
2007-05-11
2007-05-09
2007-05-08
Intelectual, eu?
Sou demasiado filosófico para uns e para outros não sei pensar. Por favor, decidam-se.
2007-05-05
Ludwig Wittgenstein
«It was a biography of Ludwig Wittgenstein, a philosopher I had heard of but never read – not an unusual circumstance, since most of my reading was confined to fiction, with nary the smallest dabble in other fields. I found it to be an absorbing, well-written book, but one story stood out from all the others, and it had stayed with me ever since. According to the author, Ray Monk, after Wittgenstein wrote his Tractatus as a soldier during World War I, he felt that he had solved all the problems of philosophy and was finished with the subject for good. He took a job as a schoolmaster in a remote Austrian mountain village, but he proved unfit for the work. Severe, ill-tempered, even brutal, he scolded the children constantly and beat them when they failed to learn their lessons. Not just ritual spankings, but blows to the head and face, angry pummelings that wound up causing serious injuries to a number of children. Word got out about his outrageous conduct, and Wittgenstein was forced to resign his post. Years went by, at least twenty years, if I’m not mistaken, and by then Wittgenstein was living in Cambridge, once again pursuing philosophy, by then a famous and respected man. For reasons I forget now, he went through a spiritual crisis and suffered a nervous breakdown. As he began to recover, he decided that the only way to restore his health was to march back into his past and humbly apologize to each person he had ever wronged or offended. He wanted to purge himself of the guilt that was festering inside him, to clear his conscience and make a fresh start. The road naturally led him back to the small mountain village in Austria. All his former pupils were adults now, men and women in their mid- and late twenties, and yet the memory of their violent schoolmaster had not dimmed with the years. One by one, Wittgenstein knocked on their doors and asked them to forgive him for his intolerable cruelty two decades earlier. With some of them, he literally fell to his knees and begged, imploring them to absolve him of the sins he had committed. One would think that a person confronted with such a sincere display of contrition would feel pity for the suffering pilgrim and relent, but of all of Wittgenstein’s former pupils, not a single man or woman was willing to pardon him. The pain he had caused had gone too deep, and their hatred for him transcended all possibility of mercy.»
(in Paul Aster: The Brooklyn Follies, New York, Picador, 2006, 54-55)
(in Paul Aster: The Brooklyn Follies, New York, Picador, 2006, 54-55)
2007-05-01
O Evangelho segundo Jesus Cristo

O romance O Evangelho segundo Jesus Cristo (1991) tem um título enganador. O Cristo descrito por José Saramago é original e tem pouco a ver com o que encontramos nos evangelhos canónicos – o que, aliás, suscitou as polémicas furiosas que continuam frescas na memória de toda a gente. Mas o maior engano não é esse. Ainda que a vida de Jesus ocupe a parte de leão do texto, o mais importante do livro não está aí. O momento fulcral da obra de Saramago é aquele em que Deus surge e revela os seus desígnios divinos.
Jesus é um interveniente relativamente secundário. O texto di-lo expressamente, ao descrever a sua biografia como «alguns vulgares episódios da vida pastoril» e ao qualificar o filho de José e Maria como «medíocre em vida». Isto é reforçado pelas considerações sobre o livre arbítrio que proliferam ao longo do livro. O Jesus de Saramago é um ser destituído de verdadeira capacidade de escolha: «Deus é quem traça os caminhos e manda os que por eles hão-de seguir, a ti escolheu-te para que abrisses, em seu serviço, uma estrada entre as estradas.» O verdadeiro protagonista deste Evangelho não é Jesus, mas o próprio Deus.
Deus é, na verdade, um protagonista magnífico. Desde logo, pelo seu carácter misterioso: a Bíblia contém muito pouco que se possa considerar filosofia e o Deus do Antigo Testamento nada esclarece sobre as contradições da vida. A maior perplexidade de todas talvez seja a do sofrimento no mundo. Se Deus é perfeito e criador de todas as coisas, parece inaceitável que o mal exista e que esse mesmo Deus seja imune ao sofrimento de que é causa. Para um ateu declarado como Saramago, é incompreensível que as pessoas se ajoelhem perante uma divindade destas: «O inferno é este planeta onde vivemos, onde sofremos, onde cremos.»
Tudo isto desarma os censores do Evangelho. Não há aqui qualquer «anti-teologia de larga audiência». José Saramago limita-se a transportar para o seu romance algumas das dificuldades fundamentais dos homens na sua relação com Deus. O autor fê-lo na forma e no momento certos. Não só porque a literatura é o espaço adequado para abordar os grandes temas teológicos e filosóficos junto do homem comum, mas também porque o seu ateísmo lhe dá uma legitimidade acrescida para escrever sobre a religião. Tal como os melhores cronistas de um país são os estrangeiros, também o distanciamento de Saramago lhe confere mais objectividade e lucidez.
2007-04-27
2007-04-05
2007-03-25
2007-03-17
Lola rennt

O filme Lola rennt (1998) foi inspirado pela ciência do caos. O crítico Jürgen Müller assinalou-o com toda a argúcia, ao escrever que a famosa obra-prima do alemão Tom Tykwer «é um filme filosófico, uma ilustração da teoria do caos, um jogo com o que aconteceria se…». Isto faz de Lola rennt uma obra em plena sintonia com o nosso tempo, porque o estudo do lado irregular do universo já é uma conquista consolidada do pensamento científico. Mas há uma vantagem do caos relativamente às outras duas grandes revoluções das ciências físicas do século XX – a relatividade e a mecânica quântica – que o torna tão apetecível para um cineasta: a sua escala humana. A física tradicional afastou-se demasiado do mundo reconhecível pelo homem, mas a teoria do caos aplica-se a objectos do quotidiano que todos nós podemos ver e tocar.
Um dos elementos principais do movimento caótico é o chamado efeito borboleta. O simples batimento de asas de uma borboleta pode pôr em movimento uma série de alterações na atmosfera que conduzam à formação de um tornado. Ou seja, pequenas variações da condição inicial de um sistema dinâmico podem produzir alterações drásticas no comportamento de todo esse sistema. Tom Tykwer propõe-nos um modelo que tem o interesse acrescido de utilizar pessoas de carne e osso. Na nossa vida, tal como na ciência, uma sequência de acontecimentos pode ter um ponto crítico capaz de ampliar as pequenas alterações. Mas o caos significa que esses pontos estão por todo o lado: «Todos os dias, a cada segundo, podes tomar uma decisão que mudará para sempre a tua vida», escreve Tykwer.
O conjunto dos rumos de vida possíveis é uma espécie de árvore de decisão vital e Lola rennt permite que vislumbremos alguns dos seus ramos. O filme divide-se em três realidades possíveis e da junção das três salta à vista como pequenas perturbações num ponto qualquer da árvore da decisão vão abrindo brechas cada vez mais profundas entre os diversos rumos vitais praticáveis: uma viagem de metro, uma ida ao banco ou um telefonema podem significar a diferença entre a vida e a morte para os protagonistas. Mas qual dessas realidades é a real: apenas uma, todas ou nenhuma? Um filósofo como Jean-Paul Sartre diria que a existência de uma pessoa se reduz ao itinerário que percorre, pois nós somos apenas o conjunto dos nossos actos. Mas esta visão das coisas é demasiado restritiva. Talvez sejamos feitos em igual medida daquilo que fomos e do que poderíamos ter sido, como afirma o próprio Tykwer: «Para mim, Lola rennt é uma viagem contínua, em que o mais importante é que o espectador sinta que a Lola viveu efectivamente as diversas possibilidades que são mostradas no filme».
2007-03-16
Famafest 2007
Let's look at the festival: Famafest 2007, uma excelente iniciativa do Lauro António e outros teimosos.
2007-03-04
Peter O'Toole
Os novos critérios para a atribuição de um óscar, segundo o blogue A Sexta Coluna: a taxa de alcoolemia no sangue e as manchas de fígado.
2007-02-26
Óscares 2007

A vitória do Forest Whitaker, que já tardava, foi o momento alto da noite. Isto significa que o grande Peter O'Toole volta para casa com as mãos a abanar, mas a decisão da Academia foi justa, tal como foi justa a vitória da Juliette Binoche sobre a Lauren Bacall: o óscar deve premiar, acima de tudo, a melhor interpretação do ano e não o currículo mais volumoso ou a personalidade mais glamorosa. Se fosse em Portugal, o O'Toole teria ganho, mas os americanos tomaram a decisão correcta. As mais elegantes: Gwyneth e Beyoncé. Martin Scorsese: está bem.
2007-02-20
Poverty in America
«America is the wealthiest nation on Earth, but its people are mainly poor, and poor Americans are urged to hate themselves. To quote the American humorist Kin Hubbard, "It ain't no disgrace to be poor, but it might as well be." It is in fact a crime for an American to be poor, even though America is a nation of poor. Every other nation has folk traditions of men who were poor but extremely wise and virtuous, and therefore more estimable than anyone with power and gold. No such tales are told by the American poor. The mock themselves and glorify their betters.»
«In the U.S., no one starves to death (except fashion models ;) ). No one is refused emergency medical care. No one is forced to sleep out of doors. But in the U.S. we also don't deny people the right to really screw themselves up. We are hesitant to restrict people's right to beg on the street (for some this is their chosen means of support, others are mentally ill but refuse treatment in state institutions).»
«The Mayor of Las Vegas (Goodman) has issued an edict that declares that poor people can no longer be given food in parks. People who have done it have been arrested.»
«I saw a homeless guy in Manhattan with a sign that said "Need money for beer". :D»
«The number of Americans living in poverty jumped to 35.9 million last year, up by 1.3 million, while the number of those without health care insurance rose to 45 million from 43.6 million in 2002.»
«The average home owned by a person classified as "poor" has three bedrooms, one-and-a-half baths, a garage, and a porch or patio.»
«We'll see how successful this economy is when it crashes. It will, because you can't ignore the skyrocketing number of poor/poverty level people. This country is founded upon the working middle class and they are swiftly disappearing. They have no health insurance, no retirement and no prospects for improvement. What happens when they all start needing benefits? A crash is coming, it's just a matter of when.»
«Welp, all I can say is that 'lost' 18 billion loaded up on trucks to go to Iraq could have helped quite a bit with the poverty in America!»
«I support the war, not Bush. All of our politicians are full of ****.»
«And if ya need halp to pay off that $30 grand MichiganMan? I know a great place to go: WWW.GOARMY.COM They got bonuses of up to $30,000 if you qualify.. ;)»
«But I also think it is a dream to believe any society can provide an absolute safety net for every single member of society. If there is no danger of falling into the lower class, the poor if you will, then for a vast majority of people, in my opinion, there would be little insentive to try and excel in life. This is what communist nations have found is the result of communal farming - the farmers don't try really hard if everything beyond their own needs is taken and redistributed to others who need the food.»
«The Actual Cause of Poverty: Bad Choices. Per the Chicago Sun-Times: http://www.manhattan-institute.org/html/_chicsuntimes-the_truth_about_poverty.htm»
«So now somebody comes along and says this is because of "poor decisions". To that, I want to say that you need to shove your ignorance up your arse and go out and see what is REALLY going on in the world. Our system is pretty good. Most people can make it through hard work. I was one of them once. But there is a loophole. Don't get sick. Even with insurance the medical costs alone will bury you financially. Don't get sick, because NOBODY cares, and a LOT of people will actually PROFIT off of you because of it.»
«But even where people find themselves in desperate situations in the U.S., it is not a permanent situation (unless it is a choice or due to mental illness or addiction).»
«Since im a Member of the Seminole Indian tribe, i assure you that your quote: "Americans have learned to look out for themselves for 200+ years." Makes us shake our heads.»
«Just about everyone I've ever met in my life is where they are supposed to be financially. This includes myself. I could have much more if that was what I desired. But I would rather be a musician with less than a suit-wearing, 16 hour a day working executive with more. I realized early in life that the money I made was going to be the last thing on my mind when lying on my deathbed remembering my life. Money does NOT = happiness. This has been proven so many times it's ridiculous...but people still think otherwise.»
«When Katrina is brought up as "evidence" that American treats it's poor poorly or that "Bush hates black people" -- it presents a false and ignorant picture. Anyone who'd claim the Bush Administration is any more or less responsible for the mess than Mayor Nagen or the Governor of New Orleans is playing partisan politics. And anyone who thinks everyday Americans aren't giving or sympathetic or generous when it comes to poverty in their country is selling something.»
«I live in New Orleans, where the government has never cared about poor people. Now, people say they care (or that God's wrath has been imposed on us somehow) but then don't think any more about it. So, nothing has been done, and New Orleans is a mess.»
«I don't even know a McDonald's job that starts at minimum wage. Walmart employees strt at 8 or 9 dollars an hour, and you quickly move up from there if you are at all diligent at your job. Have you looked for work recently? Have you ever had a job?»
«The kid that mows my lawn gets $20 for 2 hours work for christs sake.»
«Don't play that card, John Kerry has more money than the whole Bush family. They're all crooked bastards.»
«We'll still actually tell someone that we are "poor" and blame some mythical "rich man" for all our fabricated problems. (That those caveman ancestors would love to have.)»
«I also find the notion that we are generally better off then throughout history a good thing, a little disturbing. Why is the PAST our bar of excellence? Where should we set it? During the black plague? During World War II? Hey, poor Jews today have it a LOT better then back then right!? (Obvious sarcasm.)»
«OSLO, Norway (AP) — The United Nations ranked Norway as the best country to live in for a sixth consecutive year Thursday, prompting the country’s aid minister to tell Norwegians to stop whining about wanting more.Oil-rich Norway, with its generous welfare state, topped the U.N. Development Program’s human development index, based on such criteria as life expectancy, education and income. Iceland was No. 2, followed by Australia, Ireland, Sweden, Canada, Japan and the United States.»
«Ive lived in Germany under the "socialist lite" country and its got its good points like the full coverage health care, and its bad points like they take 45% of my paycheck right off the bat for all the benefits i get later..»
«In the U.S., no one starves to death (except fashion models ;) ). No one is refused emergency medical care. No one is forced to sleep out of doors. But in the U.S. we also don't deny people the right to really screw themselves up. We are hesitant to restrict people's right to beg on the street (for some this is their chosen means of support, others are mentally ill but refuse treatment in state institutions).»
«The Mayor of Las Vegas (Goodman) has issued an edict that declares that poor people can no longer be given food in parks. People who have done it have been arrested.»
«I saw a homeless guy in Manhattan with a sign that said "Need money for beer". :D»
«The number of Americans living in poverty jumped to 35.9 million last year, up by 1.3 million, while the number of those without health care insurance rose to 45 million from 43.6 million in 2002.»
«The average home owned by a person classified as "poor" has three bedrooms, one-and-a-half baths, a garage, and a porch or patio.»
«We'll see how successful this economy is when it crashes. It will, because you can't ignore the skyrocketing number of poor/poverty level people. This country is founded upon the working middle class and they are swiftly disappearing. They have no health insurance, no retirement and no prospects for improvement. What happens when they all start needing benefits? A crash is coming, it's just a matter of when.»
«Welp, all I can say is that 'lost' 18 billion loaded up on trucks to go to Iraq could have helped quite a bit with the poverty in America!»
«I support the war, not Bush. All of our politicians are full of ****.»
«And if ya need halp to pay off that $30 grand MichiganMan? I know a great place to go: WWW.GOARMY.COM They got bonuses of up to $30,000 if you qualify.. ;)»
«But I also think it is a dream to believe any society can provide an absolute safety net for every single member of society. If there is no danger of falling into the lower class, the poor if you will, then for a vast majority of people, in my opinion, there would be little insentive to try and excel in life. This is what communist nations have found is the result of communal farming - the farmers don't try really hard if everything beyond their own needs is taken and redistributed to others who need the food.»
«The Actual Cause of Poverty: Bad Choices. Per the Chicago Sun-Times: http://www.manhattan-institute.org/html/_chicsuntimes-the_truth_about_poverty.htm»
«So now somebody comes along and says this is because of "poor decisions". To that, I want to say that you need to shove your ignorance up your arse and go out and see what is REALLY going on in the world. Our system is pretty good. Most people can make it through hard work. I was one of them once. But there is a loophole. Don't get sick. Even with insurance the medical costs alone will bury you financially. Don't get sick, because NOBODY cares, and a LOT of people will actually PROFIT off of you because of it.»
«But even where people find themselves in desperate situations in the U.S., it is not a permanent situation (unless it is a choice or due to mental illness or addiction).»
«Since im a Member of the Seminole Indian tribe, i assure you that your quote: "Americans have learned to look out for themselves for 200+ years." Makes us shake our heads.»
«Just about everyone I've ever met in my life is where they are supposed to be financially. This includes myself. I could have much more if that was what I desired. But I would rather be a musician with less than a suit-wearing, 16 hour a day working executive with more. I realized early in life that the money I made was going to be the last thing on my mind when lying on my deathbed remembering my life. Money does NOT = happiness. This has been proven so many times it's ridiculous...but people still think otherwise.»
«When Katrina is brought up as "evidence" that American treats it's poor poorly or that "Bush hates black people" -- it presents a false and ignorant picture. Anyone who'd claim the Bush Administration is any more or less responsible for the mess than Mayor Nagen or the Governor of New Orleans is playing partisan politics. And anyone who thinks everyday Americans aren't giving or sympathetic or generous when it comes to poverty in their country is selling something.»
«I live in New Orleans, where the government has never cared about poor people. Now, people say they care (or that God's wrath has been imposed on us somehow) but then don't think any more about it. So, nothing has been done, and New Orleans is a mess.»
«I don't even know a McDonald's job that starts at minimum wage. Walmart employees strt at 8 or 9 dollars an hour, and you quickly move up from there if you are at all diligent at your job. Have you looked for work recently? Have you ever had a job?»
«The kid that mows my lawn gets $20 for 2 hours work for christs sake.»
«Don't play that card, John Kerry has more money than the whole Bush family. They're all crooked bastards.»
«We'll still actually tell someone that we are "poor" and blame some mythical "rich man" for all our fabricated problems. (That those caveman ancestors would love to have.)»
«I also find the notion that we are generally better off then throughout history a good thing, a little disturbing. Why is the PAST our bar of excellence? Where should we set it? During the black plague? During World War II? Hey, poor Jews today have it a LOT better then back then right!? (Obvious sarcasm.)»
«OSLO, Norway (AP) — The United Nations ranked Norway as the best country to live in for a sixth consecutive year Thursday, prompting the country’s aid minister to tell Norwegians to stop whining about wanting more.Oil-rich Norway, with its generous welfare state, topped the U.N. Development Program’s human development index, based on such criteria as life expectancy, education and income. Iceland was No. 2, followed by Australia, Ireland, Sweden, Canada, Japan and the United States.»
«Ive lived in Germany under the "socialist lite" country and its got its good points like the full coverage health care, and its bad points like they take 45% of my paycheck right off the bat for all the benefits i get later..»
2007-02-16
Grandes Queridas (ii)
2007-02-13
Belarmino

O começo do filme Belarmino (1964) é surpreendente. Ouvimos dizer em off que o protagonista poderia ser um pugilista excepcional, mas que na realidade não o é: «Podia ter sido um grande pugilista, dos melhores da Europa, talvez até campeão dos meios leves e agora é quase um punching ball: Belarmino Fragoso». A locução inicial do Baptista Bastos dá o mote para todo o filme, porque o excelente documentário de Fernando Lopes fala apenas de uma eventualidade: não se descreve um campeão de pugilismo que tenha efectivamente existido, mas apenas aquele que poderia ter existido. Isto é, no mínimo, curioso. Parece estranho que o filme seja anunciado como um documentário e ainda mais insólito que o realizador tenha escolhido um protagonista aparentemente tão desinteressante e até desprezível.
Belarmino tem inúmeros defeitos e o pior deles é a falsidade. O senhor mente com o atrevimento mais descarado e tem o péssimo hábito de alijar responsabilidades: quando é questionado sobre o seu fiasco no ringue do Albert Hall perante um pugilista de segunda, ele desencanta uma história disparatada de corrupção e compadrio. Porém, as mentiras não nos incomodam por aí além. Não só porque o filme do Fernando Lopes deixa claramente à vista o que é ou não patranha, mas também porque a própria inépcia do Belarmino se encarrega de o denunciar, um pouco como a criança que diz ‘não fui eu’ com a boca lambuzada de doces. Aceitamos as mentiras do Belarmino Fragoso e até simpatizamos com elas, pela sua candura e ingenuidade. Mas não só.
O Belarmino seria um indivíduo risível em qualquer outro país do mundo, mas em Portugal é um campeão. Mais do que simples simpatia, existe entre ele e o público português uma verdadeira empatia: uma fusão emocional, uma adesão de sentimentos que se estabelece entre espectador e personagem de tal modo que parece dar-se entre os dois uma espécie de identificação ou projecção. Os portugueses reconhecem-se nas mentiras do Belarmino e na sua esquiva permanente à realidade, porque se há coisa que fazemos bem é não querer ver as coisas como elas são. A este respeito, uma diplomata francesa descreveu o nosso povo como «os chineses do ocidente», porque os chineses nunca vão directamente ao assunto, dão inúmeras voltas antes de lá chegar e sempre em termos pouco claros.
Além do seu feitio esquivo, há outras características do protagonista que são muito nossas: a mediocridade, a ignorância, a gabarolice e a indisciplina. Tudo isto faz do Belarmino um case study, um representante da mentalidade dos portugueses e do seu proverbial «medo de existir», uma figura tão típica e característica como o galo de Barcelos, o Zé Povinho ou o caldo verde. A condição portuguesa é o verdadeiro assunto de Belarmino e não apenas a vida de um pugilista falhado. Daí o valor documental do filme do Fernando Lopes, porque descreve com verdade e rigor a mentalidade de um povo. Se o realizador encena ou falseia alguns detalhes da vida do protagonista (algumas sequências, como a chegada aos treinos no Sporting ou o engate nos Restauradores, são manifestamente encenadas) é apenas para que se registe com mais fidelidade essa verdade maior.
2007-02-08
2007-02-06
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